Ce travail sur la douleur des soins de la personne en situation de handicap a été pensé à l’attention de professionnels de santé. Il propose un condensé de documents ressources destinés à étayer la pratique des soignants non spécialistes du handicap.
C’est dans ce contexte que le RSVA et le réseau douleur (RRDBN) ont initiés des réunions de travail pour pouvoir construire un outil qui se veut diffuseur d’information. Tous existaient déjà et pour beaucoup étaient à disposition sur le site du réseau douleur mais n’étaient pas suffisamment consultés faute d’explication ou d’explicitation de ce pourquoi ils avaient été créés.
Ce livret s’articule donc en quatre axes :
- La prévention de la douleur liée aux soins : molécules utilisables, à quel moment et de quelle manière
- L’évaluation de la douleur avec explication des différentes échelles d’évaluation chez l’adulte ou l’enfant. Les spécificités liées au polyhandicap font l’objet d’un développement complémentaire
- Les soins infirmiers avec liens vers deux livrets de recommandations : chez l’adulte et chez l’enfant
- Les recommandations en matière de moyens médicamenteux : utilisation des opioïdes, du MEOPA, des solutions sucrées ou encore de la crème lidocaïne-prilocaïne
L’utilisation des outils proposés doit bien évidemment s’intégrer dans une démarche clinique globale, en fonction du contexte.
La douleur des soins est une priorité du deuxième plan douleur et la douleur des personnes en situation de handicap une priorité du troisième plan douleur. Outre ces orientations nationales, les personnes en situation de handicap sont effectivement particulièrement exposées et vulnérables face à la douleur liée aux soins. Elles le sont d’autant plus lorsque leurs capacités de communication sont altérées. Sachant que chaque événement douloureux mémorisé joue un rôle dans l’anticipation anxieuse et le risque de majoration des douleurs des soins suivants, l’enjeux pour les équipes est majeur.
La douleur est un mécanisme fondamental de notre organisme. C’est le signal d’alarme qui nous permet d’assurer notre intégrité physique et psychique.
Chez les personnes autistes, les particularités sensorielles, la non intégration du schéma corporel ou encore les altérations des compétences de communication et d’interactions sociales, peuvent venir perturber voire parfois empêcher l’expression de cette douleur.
Cette brochure s’adresse aux professionnels de santé et fait le point sur le repérage et l’évaluation de la douleur chez les personnes TSA